Kiki et ses amies Thérèse Treize de Caro et Lily 1932 © Estate Brassaï Succession-Philippe Ribeyrolles

Reporters sans Frontières a 30 ans avec Brassaï

Publié le 23 nov. 2022 à 11:43 Mis à jour le 23 nov. 2022 à 15:59

Patrick Modiano, prix Nobel de littérature, extrait de son avant propos :
Brassaï de nuit
« Je n’ai rencontré Brassaï qu’une seule fois, chez un ami, Roger Grenier. Il m’a parlé de la manière dont il prenait ses photos, la nuit, à Paris, dans les années trente. Il lui arrivait de cacher son appareil quand il photographiait les mauvais lieux et les mauvaisgarçons. Ceux-ci avaient fini par l’adopter. Ils n’avaient rien à craindre, Brassaï n’était pas un indic, mais un poète qui, comme Genet, transmettrait très oin dans le temps leurs visages et les lumières noires et blanches de Paris."

"Brassaï, c’est le nom que s’est choisi le Hongrois Gyula Halász pour signer ses premiers tirages, en hommage à son village natal de Brassó, dans les Carpates.
Celui que rien ne destinait à la photographie y arrive sur le tard, d’abord pour illustrer ses articles – il écrit pour des journaux
hongrois et allemands –, puis pour immortaliser les nuits parisiennes qui le fascinent. Dans les ruelles sombres, les cafés, les bals, les maisons closes, Brassaï, « l’œil vivant » de la photographie comme l’a si bien qualifié son ami l’écrivain Henry Miller, traque la beauté partout. À l’aise dans les soirées mondaines comme dans les bals populaires, fréquentant les artistes de Montparnasse et les canailles du quartier Italie, il a fixé pour l’éternité le Paris fiévreux des années trente".

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  • Enfants réfugiés Juin 1940 © Estate Brassaï Succession-Philippe Ribeyrolles
  • La fille au billard russe boulevard Rochechouard c. 1932 © Estate Brassaï Succession-Philippe Ribeyrolles
  • Le Fort des Halles 1939 © Estate Brassaï Succession-Philippe Ribeyrolles



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